13 et 17 juin : appels à la grève contre la politique Blanquer

Les syndicats d’enseignant·es appellent nationalement à la grève les jeudi 13 et lundi 17 juin et demandent le le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat et des projets de loi « école de la confiance » et « Fonction publique ».

Appel du SNUipp-FSU réuni en congrès :

Journée nationale de grève et de mobilisations le 13 juin, jour de la CMP, contre la politique Blanquer
Le SNUipp-FSU, réuni en congrès à Perpignan appelle les personnels des écoles à se mettre en grève et à se mobiliser le jeudi 13 juin, jour de l’ouverture de la commission mixte paritaire qui examine le projet de loi Blanquer pour l’école.
Cette journée nationale de grève et de mobilisations permettra de réaffirmer l’exigence d’abandon de ce projet de loi et la nécessité d’une autre école.
Elle permettra plus largement de refuser l’ensemble de la politique éducative conduite actuellement, notamment les injonctions pédagogiques des évaluations ou de la circulaire de rentrée ou encore la gestion calamiteuse des personnels incarnée à travers les dysfonctionnements du mouvement d’affectation des enseignants.

https://www.snuipp.fr/actualites/posts/le-13-juin-j-ai-greve

Appel unitaire à la grève le 17 juin (snes-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’Action, éducation Sud Solidaires, snalc, snetap-FSU, CGT AGRI, Rural Territoires Sud SOlidaires, CGT Educ’Action Enseignement Privé, SUN DEP Solidaires, SYNEP CFE CGC)

Depuis plusieurs mois, les personnels de l’éducation se mobilisent dans de nombreux établissements et se sont rassemblés dans des actions nationales d’ampleur.
Que ce soit du côté des parents d’élèves ou des enseignants, l’inquiétude et la colère sont grandes devant les réformes du lycée et du baccalauréat, de la voie professionnelle, la loi dite de la « confiance » et l’ensemble des transformations du système éducatif imposées par le Ministre.

Devant le mal-être croissant des personnels, paupérisés et toujours en proie à l’austérité salariale, mis devant de graves difficultés professionnelles, le Ministre n’a jusque-là répondu que par le refus de toute discussion. Pire, des collègues faisant part de leurs critiques ont été victimes de rappels à l’ordre et de mesures d’intimidation ; les pressions et les méthodes de gestion autoritaires se développent.
À cela s’ajoute le contexte de suppressions de postes à un moment où les effectifs augmentent dans le second degré et les attaques contre le service public d’orientation.
Les inégalités d’implantation des enseignements de spécialité et des options de la réforme du lycée, les difficultés d’emploi du temps, tant pour les enseignants que pour les élèves, le rythme effréné des évaluations et un baccalauréat à valeur locale ; les familles de métiers et la promotion du tout apprentissage en voie professionnelle ; jusqu’aux incidents récents qui ont marqué Parcoursup ; les sureffectifs des classes et les suppressions de postes en collège : tout concourt à accroître les inégalités.

Devant la gravité de la situation, les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole et les Stylos rouges, après de nombreuses alertes au Ministre le Ministre, déposent un préavis de grève sur le mois de juin. Elles appellent tous les personnels à poursuivre les actions locales, à se réunir en assemblées générales pour organiser la grève le 17 juin, premier jour des épreuves du baccalauréat, et décider des suites, pour :
– une revalorisation des rémunérations ;
– le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
– le retrait des projets de loi « école de la confiance » et « Fonction publique ».

Si le Ministre persistait dans son refus d’ouverture de discussions rapides, il porterait la responsabilité d’une perturbation dans le déroulement des examens.
Les organisations se rencontreront de nouveau dès après le 17 juin.
Communiqué de presse avec le soutien des organisations suivantes : Stylos Rouges, CNT, La chaîne des bahuts

https://www.snes.edu/Appel-unitaire-a-la-greve-le-17-juin-2019.html